Ouverture du train à la concurrence en France : c’est quoi ? Où en est-on ?

Ouverture du train à la concurrence

© Ouverture du train à la concurrence – Google Images

Le secteur du transport ferroviaire en France est concerné par l’ouverture à la concurrence. La première concernait le marché des marchandises en 2000. Aujourd’hui, ce sont les trains de voyageurs qui s’ouvrent en France : le marché des lignes régionales (TER) et inter-régionales (TET) et le marché en libre accès tel que les lignes à grande vitesse (TGV).

L’ouverture du train à la concurrence se fait actuellement de manière progressive. En ce qui concerne l’exploitation des TER, il est prévu que les appels d’offre soient lancés dès décembre 2019. A partir de l’année 2023, ces derniers deviendront obligatoires. Les sénateurs veulent respecter ce calendrier au nom de l’amélioration des services de transport.

  • Mais où en est-on aujourd’hui ?

D’abord, 8 régions françaises se sont engagées dans la démarche de l’ouverture à la concurrence. Les nouvelles entreprises privées de transport auront le droit de circuler directement sur les lignes dès 2021. Le nombre d’opérateurs intéressés par l’ouverture à la concurrence en France ne cesse de croître. La plupart d’entre eux sont de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne.

  • Ouverture à la concurrence, quels changements ?

L’ouverture du réseau ferroviaire français à la concurrence sera effective en janvier 2021 pour les lignes TGV et au plus tard 2023 les lignes conventionnées. Avec cette ouverture, c’est la fin du monopole de la SNCF.

Ainsi, en l’échange d’une exploitation exclusive d’une ligne à grande vitesse, les opérateurs privés devront prendre en charge des lignes non rentables.

Faire rentrer de nouveaux acteurs (comme c’est le cas pour l’Allemagne), permet de re-dynamiser les lignes de train. Cela permettrait aussi de faire des économies, notamment sur les trains régionaux qui sont actuellement subventionnés par les régions.

De plus, en recourant à des entreprises privées qui proposent des services moins chers que la SNCF, les dépenses pourront baisser de plus de 20 % ce qui permettrait d’investir pour améliorer le trafic sur les lignes déficitaires.

Enfin, sur ce marché concurrentiel, les entreprises privées chercheront à se distinguer et à séduire leur clientèle. Les voyageurs, auront donc plus de liberté de choisir leurs tarifs tout en profitant d’un service de qualité.

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